19 juin 2022

Premières communions 2022


 Le 11 juin 2022 à la paroisse internationale, quatorze enfants ont reçu la première communion au cours d’une très belle célébration de l'eucharistie. 

Un grand merci à tous les catéchistes qui les ont préparés.


4 juin 2022

La vie dessaisie..

Spiritualité et religion

Les chrétiens du XXIe siècle invités au « dessaisissement »

Mélinée Le Priol 
Dans un essai aussi délicat que vivifiant, un jeune professeur de philosophie propose, comme une alternative à la peur qui semble caractériser notre époque, une vie chrétienne « dessaisie » et abandonnée à Dieu.
La vie dessaisie. La foi comme abandon plutôt que la maîtrise
de Foucauld Giuliani
Desclée de Brouwer, 172 p., 16,90 €
À première vue, la proposition paraît pour le moins contre-intuitive. Si la foi chrétienne peut quelque chose contre la peur généralisée qui a envahi notre monde contemporain, écrit Foucauld Giuliani, c’est en lui substituant… la détresse et l’inquiétude. Elles constitueraient en effet des ressorts puissants de la foi : car l’être en détresse est celui qui, se découvrant « infiniment distant de Dieu », est d’autant plus résolu à vivre auprès de lui.
Cet essai aussi délicat que vivifiant est tout entier marqué par cette ambivalence. Ce qu’y propose l’auteur, un professeur de philosophie de 31 ans, cofondateur en 2017 du café-atelier parisien Le Dorothy, n’est autre qu’un « remède paradoxal » à l’atmosphère de crise permanente où sont désormais plongées nos sociétés. Ce remède, la foi chrétienne, est pour lui aux antipodes des certitudes tranquilles ou du conformisme social. Elle induit au contraire une situation d’inconfort permanent, qu’il nomme joliment la « vie dessaisie ». Une vie brisée par le manque et le désir de Dieu, sans lequel le chrétien se découvre incapable de charité. Cela peut le conduire à « se donner », pour s’ouvrir totalement au « Tout-Autre ».
Auteur il y a seulement quelques mois, avec deux autres catholiques de sa génération, de l’enthousiasmant La Communion qui vient. Carnets politiques d’une jeunesse catholique (Seuil, 2021), Foucauld Giuliani adopte ici un ton plus intime, moins explicitement politique. La « catastrophe protéiforme » qui constitue le point de départ de son propos est décrite moins en détail que dans son livre précédent. Elle fait tout de même l’objet d’une sombre énumération introductive : « Système économique ravageant le monde naturel, ordre mondial soumis aux appétits concurrents de puissances rivales (…). Nous sommes devenus dépendants d’un modèle qui nous dégoûte et qui ne tient plus que par l’habitude et l’intérêt. »
Une fois le constat posé, le jeune philosophe s’engage, d’une plume toujours élégante, dans un développement original et percutant. S’il faut le temps au lecteur, dans les premières pages, de se familiariser avec les nombreux concepts sollicités – le tragique, l’éclatement, l’abandon, etc. –, le propos ne tarde guère à s’éclaircir. Et c’est sans doute au cours de la deuxième partie, La Communauté dessaisie, qu’il se fait le plus convaincant.
Le rassemblement des chrétiens, écrit Foucauld Giuliani, est « moins la manifestation glorieuse et sûre d’elle-même d’une communauté constituée une fois pour toutes, soudée autour d’une identité fixe et d’une certitude métaphysique, que l’exposition publique du manque dévorant de Dieu ». L’Église, quand elle renonce à se concevoir comme un refuge ou un îlot, s’apparente donc à une réunion de personnes assoiffées plus que comblées. « Brisées », même : non parce qu’elles se croiraient inférieures aux autres, ni honteusement blessées, mais parce qu’elles « ressentent l’absence du Dieu d’amour et de justice comme le seul vrai scandale de l’existence terrestre ».
Convoquant des auteurs aussi variés que Jean de la Croix, Édith Stein, Martin Buber ou William Cavanaugh, Foucauld Giuliani invite au passage l’Église catholique à prendre au sérieux sa « vocation politique », porteuse qu’elle est d’une forme d’organisation collective qui devrait être naturellement orientée vers le bien commun et ancrée localement.
Cet ancrage local, le cofondateur du Dorothy en témoigne à travers quelques récits de rencontres marquantes, faites dans le cadre de ce café associatif implanté dans un quartier populaire du nord-est parisien. Ces passages plus narratifs fournissent à son essai une « chair » bienvenue et un aperçu éloquent de ces vies dessaisies de fait : celles de pauvres qui, en tant que principales victimes de l’injustice, « tiennent entre leurs mains la possibilité de témoigner de la grâce de Dieu ».

7 avr. 2022

Pâques 2022

Le 16 avril 2022, lors de la célébration de Pâques à la paroisse franciscaine d'Hannam, à Séoul,
Lee Ji-Hyun a été baptisée, en présence sa marraine Jacqueline et de son parrain Christophe.

Un grand merci à toutes et tous pour votre présence
et de votre contribution à cette très belle cérémonie.




18 mars 2022

Ukraine, « guerre juste » et légitime défense

Ukraine, « guerre juste » et légitime défense

Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef à La Croix

Difficile de se contenter de « prier pour la paix », en attendant que les armes cessent. Ou encore de renvoyer les parties dos à dos dans toutes les situations de conflit qui se présentent. Ce qui se passe en Ukraine oblige les chrétiens à préciser leur vision éthique des conflits armés, d’autant plus que les deux camps se réclament d’une même confession chrétienne, à savoir l’orthodoxie.

Lorsqu’il a publié son encyclique Fratelli tutti, le pape François a voulu condamner définitivement l’expression de « guerre juste » (1), qui permettait à l’Église de légitimer un certain nombre d’engagements armés depuis… saint Thomas d’Aquin, le grand théologien qui a réfléchi à ce concept. De fait, accoler au substantif « guerre » l’adjectif « juste », qui évoque quelque chose de positif, posait problème. Et historiquement, cette notion de « guerre juste » a permis de justifier nombre de croisades ou de guerres de conquête. Or, quelle qu’elle soit, la guerre est un mal. Depuis un siècle, notamment avec le concile Vatican II, la doctrine catholique s’est ainsi efforcée de limiter les cas de légitimation des conflits.

Pour autant, n’existe-t-il pas des situations où le recours aux armes est justifié ? Peut-on simplement renvoyer la « guerre juste » aux oubliettes de l’histoire ? N’est-ce pas faire preuve de naïveté ? La tradition éthique a élaboré au fil des siècles toute une série de critères permettant de justifier une action militaire. « Il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible guerre juste », écrit pourtant le pape dans l’encyclique. Difficile, oui. Mais pas impossible… Notamment dans un monde où la violence, elle, n’a pas disparu. Face à Poutine, il serait absurde d’expliquer aux Ukrainiens qu’ils ne doivent pas se défendre militairement. Il est des cas où la « légitime défense », notion importante de droit international, s’impose. Certes, dans un conflit, il n’est pas toujours évident de savoir qui a pris l’initiative de la guerre. Pour autant, dans le cas de l’Ukraine, c’est assez évident.L’agresseur est la Russie de Poutine, et il ne faut pas se laisser berner par un discours paranoïaque qui voudrait faire croire le contraire. Même si l’histoire et une série d’humiliations successives (en tout cas vécues comme telles par la Russie) peuvent expliquer en partie ce que nous vivons aujourd’hui. Expliquer, mais non justifier…

Il est vrai que l’Évangile s’efforce de bannir la violence. On connaît tous le fameux : « Si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre » (Matthieu, 5-38). Mais l’Évangile exige-t-il que l’on reste passif face à l’agression d’un tiers ? Par exemple, si le bon Samaritain était arrivé quelques minutes avant sur le lieu de l’agression, aurait-il laissé les bandits rouer de coups l’homme qu’il a ensuite secouru ? Ne serait-il pas intervenu ? Désarmer l’agresseur est une exigence éthique. Nier que cela n’exige pas aussi parfois des moyens militaires serait faire preuve d’une grande naïveté. Et aussi d’un manque de charité. Car si l’impératif de la non-violence court dans tout l’Évangile, l’obligation de la charité reste bien ce qui prime. La non-assistance à une personne en danger, agressée, menacée dans sa vie, doit aussi entrer en ligne de compte.Concrètement, on ne peut « absolutiser », dans certaines situations, le recours à la non-violence. Tant que le mal existera, il y aura toujours des cas où la résistance militaire est nécessaire. La paix est un combat qui a parfois besoin des armes.


18 févr. 2022

Sept retraites de carême en ligne pour toutes les sensibilités

Alors que la crise sanitaire bouleverse depuis un an la vie et la pratique des fidèles, les propositions de retraites en ligne prennent un sens nouveau à l’approche du Carême qui commence le mercredi des cendres 2 mars. Famille Chrétienne en propose une large sélection.

Le carême 2022 démarrera le mercredi des cendres 2 mars. Plusieurs propositions en ligne aideront les fidèles à vivre ce temps liturgique de pénitence et de prière.

1. Dieu le Père avec Carême en ville

L’initiative Carême dans la ville, des Dominicains, propose une retraite « Montre-nous le père » sur sept semaines. Chaque semaine, une méditation sur la figure de Dieu le père sera donnée par un intervenant, qui peut être un religieux ou un laïc. Programme des méditations :

Semaine des cendres : Dans le secret du Père avec le frère Franck Dubois
1ère semaine : Le dévoilement du Père avec le frère David Perrin
2ème semaine : L'ajustement au Père avec les sœurs moniales de Chalais
3ème semaine : Le Père créateur avec le frère Franck Guyen
4ème semaine : Le Père miséricordieux avec des laïcs dont certains ont connu la rue, la drogue, la prostitution
5ème semaine : Le jugement du Père avec le frère Maxime Allard
Semaine Sainte : Crier vers le Père avec soeur Anne-Claire Dangeard

Chaque jour, pendant le carême, le site propose de méditer la Parole de Dieu avec des frères, sœurs et laïcs, d’approfondir le Notre Père avec une série vidéo, de prier les vêpres avec les moniales de Beaufort, de partager des intentions de prière sur Prière dans la Ville, ou encore de se rencontrer en présentiel et visioconférence pour partager autour de la Parole de Dieu avec des laïcs dominicains.

2. La miséricorde avec les Carmes de Paris

Les Carmes de Paris ont choisi de placer ce carême 2022 sous le thème de la miséricorde de Dieu avec les saints du Carmel. Chaque vendredi, un mail vous sera envoyé aux participants avec une méditation à partir de l’évangile et des saints du carme, des pistes de mise en pratique, un podcast de la méditation et le calendrier de carême pour prier au quotidien.

3. Le visage chez les jésuites

Les Jésuites proposent une retraite sur le thème « Que je voie ton visage », à partir du 28 février, chaque semaine cette retraite propose de prier de 7 manières différentes :                   

Lundi : méditer un passage biblique où semble se dessiner un visage inquiétant de Dieu.
Mardi : découvrir, contempler et prier avec une œuvre d’art.
Mercredi : se laisser porter par l’écoute d’un ouvrage, en partenariat avec les Editions jésuites.
Jeudi : à nouveau, méditer un passage biblique où le Christ révèle qui est Dieu.
Vendredi : nous verrons comment la « culture pop » s’est emparée de la figure de Dieu.
Samedi : une minute de vidéo pour découvrir l’évangile du lendemain avec la « One Minute Homily ».
Dimanche : une prière d’alliance spéciale pour relire cette semaine.

4. Saint Luc avec les Fraternités Monastiques de Jérusalem

Les Fraternités Monastiques de Jérusalem proposent une retraite pour tous ceux qui veulent vivre un temps fort durant le carême et cheminer vers Pâques à l’école de saint Luc. Cette retraite est animée et accompagnée par les accompagnateurs spirituels du groupe Raphaël. La retraite s’adaptera aux contraintes sanitaires notamment via des visio conférences et des partages en ligne. Chaque semaine il sera proposé aux retraitants inscrits : un parcours de lectio divina, des ateliers pour approfondir votre vie spirituelle en ville, un temps de rencontre en groupe, un accompagnement personnel.

5. Un personnage par jour avec Prier aujourd’hui

Prier aujourd’hui propose de découvrir un personnage par jour, du 2 mars au 17 avril, à l’aide de podcast de 10 minutes, réalisé par le père Alain de Boudemange,1 podcast par jour pendant 40 jours. A la fin du parcours, pendant la semaine Sainte, les internautes inscrits accompagneront Jésus dans sa passion à travers le regard des personnages du Nouveau Testament pour vivre avec eux le bouleversement de Pâques.

6. Carême 40 de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier

Les Pères de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier lancent Carême40, pour quarante jours de formation biblique, théologique, spirituelle en vidéo sur la vie de Jésus à partir des 20 mystères du Rosaire. Mais également quarante jours de prière avec une méditation envoyée chaque jour et quarnate jours d’effort avec un défi quotidien qui invitera les personnes à mettre en pratique le combat spirituel dans leur vie quotidienne.

7. Imprenable, le nouveau podcast de carême de Famille Chrétienne

Famille Chrétienne lance sa retraite de carême « Imprenable » sur le combat spirituel, avec le Père Guy-Emmanuel Cariot. Chaque semaine du carême, sous forme de podcast, le recteur de la basilique d’Argenteuil et exorciste diocésain aidera les lecteurs de FC à trouver les meilleures armes pour se détourner des tentations et du péché. Ce podcast est réalisé par Famille Chrétienne en partenariat avec Conversio, l’appli élaborée par une équipe de laïcs et de prêtres Missionnaires de la Miséricorde divine pour vous faire vivre un Carême stimulant, interactif et fraternel.

Cyprien Wintenberger